Touche pas à ma soucoupe
par Erwan Violin
Jusqu’où le souci de transparence va-t-il se nicher ? Voici qu’un député européen d’Italie demande à tous les pays de l’Union européenne l’ouverture de leurs archives concernant les observations d’OVNI (pour mémoire : objets volants non identifiés, ou, plus vulgairement, "soucoupes volantes").
On peut croire, si l’on veut, aux soucoupes volantes. Après tout, des témoins honnêtes et point sots ont prétendu voir quelque chose. Des enquêtes plus ou moins officielles ont bien été menées par des institutions à la compétence indiscutable. Des rapports existent : ils sont le plus souvent d’une lecture fastidieuse et leurs conclusions ne concluent pas vraiment. Qu’il y ait "quelque chose" est parfaitement probable… mais non prouvé. On comprend que les autorités, peu soucieuses de créer des paniques injustifiées, restent discrètes en la matière. Si les extra-terrestres avaient vraiment voulu nous parler, ils auraient fort bien su se faire entendre malgré tous les militaires et tous les gouvernements.
Et puis il y a l’imposante littérature sur le sujet, une littérature où quelques rares auteurs honnêtes et sérieux côtoient une écrasante majorité de charlatans et de marchands de soupe, fort habiles à manipuler les textes, quand il ne s’agit pas de théoriciens du "complot" de la pire espèce. On vend du rêve, bien sûr, mais du rêve frelaté.
Enfin, les soucoupes volantes sont aussi une merveilleuse source d’inspiration pour les artistes qui se passent fort bien des archives.
Alors ouvrir les archives sur les OVNI, pourquoi pas ? Mais aussi à quoi bon ?
